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Quelles sources d'énergie d'ici à 2050

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Quelles sources d'énergie d'ici à 2050

La production d'énergie mondiale atteint 10 milliards de tonnes équivalent pétrole (tep) chaque année. Elle est assurée essentiellement par du pétrole, du gaz et du charbon, de façon très inégalitaire au niveau de la planète. Si les pays riches gaspillent, de nombreux pays en voie de développement et très peuplés tendent légitimement à augmenter massivement leur consommation dans les décennies à venir. Les scénarios énergétiques prévoient une augmentation de 50 à 300% de la production mondiale d'énergie d'ici 2050. Il est d'ores et déjà évident qu'une telle augmentation ne pourra se faire sur le modèle actuel, basé sur les énergies fossiles, dont les réserves sont limitées, et dont l'utilisation conduit à des émissions massives de CO2 responsable d'un changement climatique de grande ampleur. Le développement de nouvelles sources d'énergie est aujourd'hui incontournable, quelques soient les efforts que nous pourrons faire dans la maîtrise de la demande. Ces sources alternatives sont bien connues et relativement bien quantifiées. Le nucléaire apparaît comme la seule source disponible rapidement à grande échelle, mais nécessite une mobilisation importante de capitaux et une acceptation publique. L'énergie solaire est un gisement important, mais sa mise en oeuvre reste extrêmement chère et complexe. Elle est cependant déjà compétitive dans des zones dépourvues de réseaux électriques. L'énergie éolienne représente un gisement limité et ne pourra sans doute dépasser 10% de la production électrique, et toujours de façon intermittente et aléatoire. La biomasse est une voie intéressante, mais difficile de développer à grande échelle. Les autres sources (géothermie, vagues, marées, …) semblent incapables de répondre à une demande forte. Le stockage de l'énergie (hydrogène notamment) est loin d'être maîtrisé. Il représente un défi technologique important, et pourrait rendre les énergies intermittentes plus intéressantes dans l'avenir. Enfin, la fusion thermonucléaire représente une source massive, mais risque de ne pas être disponible avant la fin du siècle. Si le développement de l'électro-nucléaire au niveau mondial est sans doute la façon la plus rapide pour lutter contre l'effet de serre, cela ne sera en aucun cas suffisant. Le défi énergétique et climatique auquel nous sommes confrontés, nécessite la mise en place de la capture du CO2 émis par les centrales utilisant des combustibles fossiles et un développement soutenu des énergies renouvelables. Les alternatives aux énergies fossiles présentent leurs propres inconvénients, mais il n'est pas certain que nous ayons encore le choix.

Date de réalisation :

16/07/2005

Durée du programme :

63 minute(s) et 25 secondes

Classification Dewey :

Ecologie et environnement, Physique

Catégorie :

Conférences

Niveau :

Tous publics / hors niveau

Disciplines :

Energie, Sujets transversaux, Physique

Fiche LOM-FR :

Obtenir la fiche

Langue :

Français


Générique :

Producteur(s) :

UTLS - la suite

DAVID Sylvain

Statut

Doctorat de physique (1999)
Chargé de recherche au CNRS depuis 1999 à l'Institut de physique nucléaire d'Orsay

Parcours

Elève de l'Ecole nationale supérieure de physique de Grenoble
Thèse en physique sur "la capacité des réacteurs hybrides au plomb pour l'incinération de déchets et la production d'énergie" à l'université Joseph Fourier de Grenoble

Spécialités

Sylvain David est spécialiste de physique nucléaire appliquée aux réacteurs innovants pour la production d'énergie et l'incinération de déchets. Il a travaillé sur un cycle innovant de combustible basé sur le thorium.

Particularités

Articles spécialisés sur les systèmes hybrides et sur le cycle thorium
Co-auteur d'un livre spécialisé, "Accelerator -Driven Subcritical Reactor
Sylvain David est membre du groupe Energie de la Société française de physique, et organisateur de l'école doctorants "Energies et Recherches"