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Nanobiologie : la micromanipulation des molécules

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Nanobiologie : la micromanipulation des molécules

Si l'on regarde une cellule vivante sous le microscope optique, il y a à l'évidence de nombreux phénomènes dynamiques actifs comme : la division et les mouvements cellulaires, le transport d'objets dans la cellule ou encore la formation et disparition de structures intracellulaires comme les organelles. Des macromolécules complexes, qui jouent le rôle de petites machines à l'échelle moléculaire, sont à l'origine de ces phénomènes actifs. Ces molécules agissent en grand nombre dans une cellule vivante, invisible dans le microscope optique du fait de leur petite taille de l'ordre de quelques nanomètres. Les prototypes de ces molécules sont les moteurs moléculaires qui consomment un carburant chimique qu'ils transforment en travail mécanique. Dans les dix dernières années, des techniques de micromanipulation ont permis d'étudier les propriétés mécaniques de ces molécules à l'échelle d'une molécule unique. Des techniques de fluorescence et de “pince optique” permettent de mesurer des forces de l'ordre de piconewtons et des déplacements de quelques nanomètres. Il existe toute une diversité de moteurs moléculaires : des moteurs linéaires qui se déplacent le long de filaments rigides ; des moteurs rotatifs, qui tournent dans une membrane cellulaire ; des systèmes de moteurs qui génèrent des mouvements oscillatoires, permettant la nage de certains organismes unicellulaires. Enfin, il y a des molécules qui se déplacent le long de la double hélice de l'ADN, le porteur du code génétique. Ces molécules ouvrent l'hélice, dupliquent le code ou créent une copie sur un brin d'ARN. L'étude des propriétés physiques de molécules individuelles par des techniques de micromanipulation est importante pour mieux comprendre leur fonctionnement dans des structures biologiques complexes. Finalement, la fusion de structures artificielles nanotechnologiques avec des molécules individuelles biologiques permet de créer artificiellement des systèmes moléculaires actifs qui représentent un premier pas vers une technologie de moteurs moléculaires.

Date de réalisation :

17/01/2002

Durée du programme :

68 minute(s) et 58 secondes

Classification Dewey :

Traitement des données. Informatique

Catégorie :

Conférences

Niveau :

Tous publics / hors niveau

Disciplines :

Informatique

Fiche LOM-FR :

Obtenir la fiche

Langue :

Français


Générique :

Producteur(s) :

UTLS - la suite

JULICHER Franck

Statut

Physicien
Chercheur au CNRS
Directeur de recherche à l'Institut Max-Planck (Dresde, Allemagne)

Parcours

2002 : Directeur de recherche à l'Institut Max-Planck de physique des systèmes complexes
(Dresde, Allemagne)
1998 – 2001 : Chercheur en Physico-Chimie au CNRS (Institut Curie, Paris)
1996 – 1998 : Recherches post-doctorales en Physico-Chimie à l'Institut Curie (Paris), et en
Physico-Chimie théorique à l'ESPCI (Paris)
1994 – 1996 : Recherches post-doctorales au département de Physique de l'Université Simon
Fraser de Vancouver (Canada)
Août – Décembre 1994 : Participation à un programme de recherche consacré aux
“biomembranes” à l'Institut de Physique théorique de l'Université
de Californie (Santa Barbara, USA)
1991 – 1994 : Thèse de doctorat à l' “Institut für Festkörperforschung” (KFA-
Jülich, Allemagne), sous la direction du professeur Reinhard Lipowsky
Avril 1994 : Doctorat à l'Université de Cologne (Allemagne)

Prix

Frank Jülicher s'est vu décerner le prix “Springorum” de l'Université d'Aix-la-Chapelle en 1990.

Spécialités

Spécialiste dans l'approche physique des problèmes biologiques, Frank Jülicher a notamment travaillé sur les moteurs biologiques. Ses travaux portent actuellement sur les membranes cellulaires.