Rechercher un programme
Les tests et effets de la physique quantique
Depuis son émergence dans les années 1920, la Mécanique Quantique n'a cessé d'interpeller les physiciens par le caractère non intuitif de nombre de ses prédictions. On connaît l'intensité du débat entre Bohr et Einstein sur cette question. Le caractère incontournable de la Mécanique quantique au niveau microscopique est très vite apparu évident, puisque cette théorie fournit une description cohérente de la structure de la matière. En revanche, un doute pouvait subsister sur la validité au niveau macroscopique de prédictions étonnantes comme la dualité onde particule, ou les corrélations à distance entre particules intriquées. Après la publication des inégalités de Bell, en 1965, on a réalisé que les prédictions de la Mécanique quantique sur ces corrélations à distance étaient en contradiction avec la vision du monde (réalisme local) défendue par Einstein, et qu'il devenait possible de trancher ce conflit par des tests expérimentaux. Les expériences réalisées depuis plus de deux décennies avec des paires de photons corrélés ont confirmé de façon indubitable la justesse des prédictions quantiques, et donc la nécessité de renoncer à certaines images plus intuitives défendues par Einstein. Ces travaux très fondamentaux débouchent aujourd'hui sur des applications inattendues : cryptographie quantique, ordinateur quantique...
01/08/2000
Durée du programme :84 minute(s) et 44 secondes
Classification Dewey :Physique
Conférences
Niveau :Tous publics / hors niveau
Disciplines :Physique à l'echelle microscopique, Physique
Fiche LOM-FR :Français
Générique :
Producteur(s) :
Mission 2000 en FranceASPECT Alain
Statut
Directeur de recherche au CNRS, au laboratoire Charles Fabry de l'Institut d'Optique à Orsay, et professeur à l'École Polytechnique.
Diplômes
Ancien élève de l'École Normale Supérieure de Cachan (ex- École Normale Supérieure de l'Enseignement Technique), agrégation de physique (1969), thèse de troisième cycle en optique (Orsay, 1971), Thèse d'État (Orsay, 1983).
Parcours
Après une thèse de troisième cycle en optique (" Spectroscopie de Fourier par holographie ", Orsay, 1971), il enseigne 3 ans à l'École Normale Supérieure de Yaoundé (Cameroun) où il forme les professeurs de physique et chimie de lycée.
En 1974, il entreprend à l'Institut d'Optique d'Orsay un travail expérimental sur les fondements de la mécanique quantique, connu sous le nom de " Tests des Inégalités de Bell ". Les expériences originales présentées dans le cadre de sa thèse d'état, en 1983, font encore autorité.
En 1984-86, il utilise la source de paires photons corrélés mise au point lors de sa thèse pour réaliser, avec son élève Philippe Grangier, un certain nombre d'expériences sur les propriétés quantiques de la lumière, en particulier sur les états à un seul photon.
De 1985 à 1992, il travaille avec Claude Cohen-Tannoudji au laboratoire Kastler Brossel de l'ENS, sur le refroidissement d'atomes par laser, et plus particulièrement sur une méthode de refroidissement " sous le recul du photon ".
En 1991, il crée à l'Institut d'Optique d'Orsay le groupe d'Optique Atomique. Ses travaux actuels portent sur les miroirs à atomes, la condensation de Bose Einstein, les lasers à atomes.
Tout en poursuivant ces travaux de recherche fondamentale, il oeuvre au rapprochement entre la recherche académique et les industriels de l'optique.
Prix
Il a reçu de nombreux prix et distinctions en France et à l'étranger.
Spécialités
Expérimentateur en optique quantique et physique atomique. Sujets abordés : fondements de la mécanique quantique ; refroidissement d'atomes par laser ; optique atomique ; condensats de Bose Einstein et lasers à atomes.
Associations
- Membre correspondant de l'Académie des Sciences.
