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Darwin, dessine-moi … les parasites

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Darwin, dessine-moi … les parasites

En 2009, il y aura exactement 150 ans que Charles Darwin publiait le livre le plus influent de toute l'histoire de la biologie « On the Origin of Species by Means of Natural Selection or the Preservation of Favoured races in the Struggle for Life ». Un paradoxe maintes fois souligné est que l'ouvrage-phare de Darwin ne traite guère de la manière dont s'individualisent les espèces, comme le titre porterait à le croire, mais plutôt de l'adaptation, c'est à dire de la manière dont les êtres vivants occupent et exploitent leur environnement. D'autre part, les parasites sont quasi-absents de « L'Origine des Espèces ». Lorsqu'on feuillette les 604 pages de la plus récente édition française de poche, on ne rencontre le parasitisme que de la page 271 à la page 278. Encore n'est-il question que des coucous, puis des abeilles voleuses et des fourmis esclavagistes. Pas la moindre mention des bactéries, grégarines, coccidies, trématodes, cestodes, ni évidemment des champignons parasites. Bien sûr, l'explication est que les connaissances sur ces groupes étaient extrêmement réduites à l'époque de Darwin et que celui-ci ne pouvait disserter avec profit sur les adaptations à la vie parasitaire. Le parasitisme est universel. Si la vie a pris naissance il y a quelques 4 milliards d'années dans les environnements liquides de notre planète, elle n'a été capable de s'adapter à des environnements terrestres qu'il y a environ 420 millions d'années mais il est infiniment probable que, dès le début, des êtres vivants ont fait la conquête d'un troisième type d'environnement : le milieu vivant lui-même. Le succès du mode de vie parasitaire n'allait jamais se démentir pendant toute la durée de l'évolution car un hôte offre, à tout organisme qui sait l'exploiter, non seulement habitat et nourriture mais aussi un moyen efficace de dispersion. Maints travaux récents montrent que, dans les écosystèmes, chaque espèce a davantage de « natural enemies » parasites que de « natural enemies » prédateurs, quelle que soit sa position fonctionnelle dans la chaîne alimentaire.

Origine

CERIMES - SPI-EAO Canal-U Sciences de la Santé et du Sport

Générique

Auteur : Professeur Claude Combes (Perpignan) SCD médecine

Date de réalisation :

11/05/2007

Durée du programme :

63 minute(s) et 36 secondes

Classification Dewey :

Sciences médicales. Médecine

Classification Mesh :

parasite, relation hôte-parasite, comportement prédateur, évolution

Catégorie :

Conférences

Niveau :

niveau Doctorat (LMD)
Tous publics / hors niveau
Spécialités
Formation continue

Disciplines :

Maladies infectieuses, parasitaires et fongiques

Fiche LOM-FR :

Obtenir la fiche

Langue :

Français


COMBES Claude

Statut

Professeur titulaire (Classe Exceptionnelle) à l'Université de Perpignan en Biologie animale;
Directeur du Centre de Biologie & Ecologie Tropicale & Méditerranéenne, Directeur du WHO Collaborating Centre "Biological control and mollusc-parasite relationships".

Parcours

Claude Combes a d'abord été Professeur au lycée Henri IV de Béziers, puis a fait toute sa carrière à l'Université de Perpignan.

Prix

- Médaille Skryabin (USSR Academy of Sciences) (1991).
- Prix Scientifique Philip Morris (1990).
- Médaille d'argent du CNRS (1986).

Spécialités

Spécialiste de biologie des Populations d'Helminthes Parasites, de la Lutte Biologique, et des Relations Mollusques-Parasites. S'occupe de l'origine et de l'évolution des parasitoses humaines.

Associations

Membre correspondant de l'Académie des Sciences, et du Comité National des Universités.