Rechercher un programme
Le pouvoir des sentiments
Conférence sur l'influence déterminante des sentiments sur le sujet agissant, abordant les notions d'état central fluctuant et de processus opposants comme bases neurobiologiques des émotions fondamentales que sont le plaisir et l'aversion.
L'action est subordonnée à l'état affectif, les émotions sont des sentiments fondamentaux qui assistent le pouvoir de l'action en maximisant le plaisir et en minimisant l'aversion.
Conférence publique lors de la Cérémonie de Rentrée Solennelle des Universités de Bordeaux. 2004-2005
08/10/2004
Durée du programme :71 minute(s) et 1 secondes
Classification Dewey :Sciences médicales. Médecine
Classification Mesh :émotion, affect, homéostasie, environnement, encéphale, dopamine, ocytocine
Conférences
Niveau :Tous publics / hors niveau
Disciplines :Neurologie
Fiche LOM-FR :Français
Générique :
Editeur(s) :
DCAM - Département Conception, Assistance, Multimédia - Université V. Segalen Bordeaux 2Producteur(s) :
DCAM - Département Conception, Assistance, Multimédia - Université V. Segalen Bordeaux 2Réalisateur(s) :
DCAM - Département Conception, Assistance, Multimédia - Université V. Segalen Bordeaux 2VINCENT Jean-Didier
Statut:
Professeur à l'Université Paris XI
Membre de l'Institut Académie des Sciences
Membre de l'Académie Nationale de Médecine
Parcours:
Jean-Didier Vincent, né à Libourne, est professeur de physiologie à la faculté de médecine de l'université Paris XI. Il a été de 1991 à 2004 directeur de l'Institut de neurobiologie Alfred Fessard du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Gif-sur-Yvette. Correspondant de l'Académie des Sciences depuis le 29 mars 1999, il en a été élu Membre le 18 novembre 2003 - Section : Biologie humaine et sciences médicales.
Jean-Didier Vincent a été, au Ministère de l'Education Nationale, Vice- Président du Conseil National des programmes de 1994 à 2002. Il est, depuis 2002, membre du Comité d'éthique des sciences du CNRS (COMETS) et du Comité d'éthique et de précaution pour les applications de la recherche agronomique de l'INRA (COMEPRA).
Jean-Didier Vincent a beaucoup contribué au développement de la neuroendocrinologie qui comprend l'étude des interactions entre hormones et système nerveux.
La physiologie que Jean-Didier Vincent a développée s'inspire d'une approche "bernardienne" des phénomènes du vivant. Celle-ci rapproche les phénomènes hormonaux avec des événements comportementaux et les mécanismes neurophysiologiques qui les sous-tendent. Il s'agit d'une physiologie "de milieu" qui considère qu'il n'est pas d'événements physiologiques isolés réductibles à leur seule apparence phénoménale, mais que ceux-ci doivent être replacés dans la durée et leur environnement extracorporel, conduisant au concept "d'état central fluctuant". Parmi l'ensemble de ses travaux, Jean-Didier Vincent a mis en évidence l'action modulatrice de certaines hormones sur l'activité cérébrale et sur les mécanismes nerveux de fonctions tels que la faim, la soif, la reproduction, le sommeil, etc. Il a démontré que les osmorécepteurs cérébraux n'étaient pas situés dans les noyaux neurosécréteurs, mais dans la région antérieure de l'hypothalamus au contact de la paroi ventriculaire.
Dépassant les frontières classiques entre système nerveux et hormones, Jean-Didier Vincent a montré que certaines cellules endocrines, de l'hypophyse notamment, partageaient avec les neurones les mêmes propriétés d'excitabilité électrique. Grâce à la mise au point de techniques d'électrophysiologie moléculaire et de modèles in vivo, il a étudié la diversité des mécanismes régulateurs et de transduction des signaux au niveau des membranes, l'action modulatrice des stéroïdes sexuels et surrénaliens, et comment ces actions s'intègrent à l'ensemble des fonctions adaptatives d'un organisme vivant. Il a étudié les mécanismes de l'exocytose et notamment le rôle des protéines G de la famille Rab3 dans le contrôle de la libération des neurohormones ainsi que la phylogenèse des récepteurs nerveux de la dopamine et plus généralement des monoamines. Il a proposé, d'après un ensemble de données comparatives, une série de mécanismes évolutifs aboutissant à l'installation chez les vertébrés d'un système monaminergique (catécholamine et sérotonine) associé aux capacités nouvelles motivationnelles et affectives caractéristiques de ces espèces
Prix:
Prix Lacaze de l'Académie des Sciences
Chevalier de L'Ordre National du Mérite Agricole
Prix Blaise Pascal
Prix Médecine et Culture de l'Institut des Sciences de la Santé
Docteur Honoris Causa de l'université libre de Bruxelles
Médaille d'or de l'Université de Prague
Officier de l'Ordre National de la Légion d'Honneur
Spécialités:
neurologie ; physiologie
Sociétés savantes:
Membre de l'American Academy of Arts and Sciences
Membre de l'Academia Europae
Membre de l'Académie Royale de Belgique
Membre de l'Institut Universitaire de France
Membre honoraire de l'Académie Royale de Médecine de Belgique
Membre de l'Académie Nationale de Médecine
Membre de l'Institut Académie des Sciences
